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La population parisienne
(source : wikipédia)
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 1er janvier 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants, ce qui en fait la 23e agglomération du monde. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, débordant largement les limites de la région Île-de-France.
Vers 1800, Paris compte déjà environ 500 000 habitants. Au cours du XIXe siècle, sa population augmente considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexe à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Sont ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1er janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIIIe arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connaît une vie culturelle intense durant la Belle Époque (dans les années qui précèdent la Première Guerre mondiale).
L'annexion des faubourgs apporte à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du XXe siècle. À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris a près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagne puis baisse légèrement. Cette stagnation masque en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du XIXe siècle, commencent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commence à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne peut plus se faire au centre.
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tombe à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommence à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Population de Paris intra-muros
- 1150 : 50 000
- 1328 : 200 000
- 1365 : 275 000
- 1422 : 100 000
- 1500 : 150 000
- 1565 : 294 000
- 1600 : 300 000
- 1637 : 415 000
- 1680 : 515 000
- 1750 : 576 000
- 1789 : 650 000
- 1801 : 546 856
- 1811 : 622 636
- 1817 : 713 966
- 1831 : 785 862
- 1836 : 899 313
- 1841 : 936 261
- 1846 : 1 053 897
- 1851 : 1 053 262
- 1856 : 1 174 346
- 1861 : 1 696 141
- 1866 : 1 825 274
- 1872 : 1 851 792
- 1876 : 1 988 806
- 1881 : 2 269 023
- 1886 : 2 344 550
- 1891 : 2 447 957
- 1896 : 2 536 834
- 1901 : 2 714 068
- 1906 : 2 763 393
- 1911 : 2 888 110
- 1921 : 2 906 472
- 1926 : 2 871 429
- 1931 : 2 891 020
- 1936 : 2 829 753
- 1946 : 2 725 374
- 1954 : 2 850 189
- 1962 : 2 790 091
- 1968 : 2 590 771
- 1975 : 2 299 830
- 1982 : 2 176 243
- 1990 : 2 152 423
- 1999 : 2 125 246
- 2004 : 2 142 800
Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801.
- Sources :
- Dupâquier Jacques, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995 ;
- Fierro Alfred, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996 ;
- Données INSEE.
- Données insuffisantes concernant l'antiquité et le haut-moyen-Âge (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Population de Paris + agglomération
- 1801: 548 000
- 1835: 1 000 000
- 1851: 1 300 000
- 1860: 2 000 000
- 1885: 3 000 000
- 1905: 4 000 000
- 1911: 4 500 000
- 1921: 4 850 000
- 1931: 5 600 000
- 1936: 6 000 000
- 1946: 5 850 000
- 1954: 6 550 000
- 1962: 7 735 000
- 1968: 8 368 500
- 1990: 9 318 821 (378 communes)
- 1999: 9 644 507 (396 communes)
Population de Paris + aire urbaine
- 1990: 10 561 573 (1155 communes)
- 1999: 11 174 743 (1584 communes)
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